Je reçois régulièrement des demandes de personnes en deuil récent. Certaines, j’accepte. D’autres, je préfère les décaler — et j’explique pourquoi. Un accompagnement honnête commence par savoir dire non.
Ce qu’une séance peut apporter
Refermer une question restée ouverte
C’est le cas le plus fréquent, et celui où je vois le plus d’apaisement. Un mot qui n’a pas été dit, une dispute jamais réparée, une décision prise à la place du défunt et qui pèse depuis. Ces questions précises trouvent parfois une réponse.
Sortir du doute sur les derniers moments
Beaucoup de personnes portent la même angoisse : a-t-il souffert, était-il seul, savait-il. Quand quelque chose se présente sur ce point, le soulagement est considérable.
Cesser de se croire fou
Entendre une voix, sentir une présence, faire des rêves d’une netteté anormale : beaucoup n’en parlent à personne de peur du regard. Mettre des mots dessus, sans se faire regarder de travers, suffit parfois.
Ce qu’une séance ne fait pas
- Elle ne raccourcit pas le deuil. Aucune séance ne fait l’économie du temps.
- Elle ne remplace pas une présence. Ce qui manque, c’est la personne, tous les jours. Rien ne comble cela.
- Elle ne garantit aucun contact. Il arrive qu’aucun lien ne s’établisse. Je le dis pendant la séance, pas après.
- Elle ne soigne pas une dépression. Et un deuil qui s’installe peut en devenir une.
Les moments où je conseille d’attendre
Je décale volontiers une demande quand :
- le décès est très récent et que vous êtes encore dans le choc — une séance à ce stade rouvre plus qu’elle n’apaise ;
- l’attente est trop chargée : quand tout repose sur ce que le défunt va dire, la déception est presque assurée ;
- vous cherchez une autorisation — reprendre quelqu’un, déménager, pardonner. Cette décision vous appartient, et la faire porter à un disparu ne la rendra pas plus légère.
Où s’adresser en priorité
Si la douleur est envahissante au quotidien — sommeil, alimentation, travail, isolement — commencez par un psychologue. Votre médecin traitant peut vous orienter. Il existe aussi des associations d’aide aux endeuillés, souvent gratuites, où l’on parle avec des gens qui traversent la même chose.
Si vous avez des pensées suicidaires, appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert 24 h/24. Ce n’est pas une démarche exceptionnelle : c’est ce qu’il faut faire.
Comment je travaille
À distance, en auditif, par téléphone. Je demande seulement le prénom du défunt, son lien avec vous et la date approximative du départ — rien de plus, pour ne pas orienter ce que je reçois. La séance est à 90 €, et l’accompagnement complet compte trois séances espacées d’une à deux semaines, dont vous ne réglez que celles que vous choisissez.
Le déroulé complet est détaillé dans cet article.
Si vous hésitez, écrivez-moi. Je préfère une demande décalée de trois mois à une séance qui arrive trop tôt.
